Le mot du Président

Le 22 juin 2016

18ème Rénania à Bruxelles, un succès.

Bonjour Claudine
Bonjour RENANIM-Bruxelles.

Je retourne à Nice, émerveillé de cette 18ème Rénania à Bruxelles.
Je résume en un mot, un seul: Merci

Les ateliers du samedi:
La salle était parfaite, confortable et superbement bien organisée.
Le calme, le respect de l’emploi du temps, et vos petits en-cas chaleureux et délicieux, ah! j’étais comblé.
Votre réception du samedi soir:
Tellement reposante, et quel délice.
C’est exactement ce qu’attendent les choristes après les longs et exigeants ateliers du samedi, mais qu’ils ont aussi beaucoup appréciè, ils me l’ont dit.
Ils ont pu s’étirer un peu, boire un coup, rire, bref se reposer, et tout ça sur place. J’étais dernièrement opposé à ces soirées du samedi soir, qui fatiguaient plus qu’autre chose, mais là vous avez compris le besoin, et vous l’avez satisfait.
Le dimanche et son repas:
La salle encore plus confortable, aérée et illuminée, le bonheur pour les choristes et les chefs.
Bravo pour l’organisation du repas, ordonné, délicieux, et encore une fois, car vous l’avez compris, reposant. (Ces lentilles et ce vin! je n’arrêtais pas).
L’organisation du concert:
Rien, absolument rien à dire. bravo.
Nous nous sommes arrangés, intelligemment et respectueusement avec ce lieu saint et ses marches arrondies (à l’envers pour nous, certes, mais nous avons bien compris).
Et pour la Musique ?
Certains ont vu mes larmes à l’issue du concert. Elles disaient tout.
Je n’ai pas changé comme on me le répète, je reste toujours exigeant, gueulard, et sans concession pour ceux qui ne savent pas comprendre que sans rigueur il n’y a pas de qualité.
Non je n’ai pas changé.
C’est RENANIM qui change. Il a appris ce qu’est être choriste, il a appris à produire un concert, et il a enfin appris (bien qu’il ait encore à apprendre) ce que les chefs attendent de lui, et le bonheur de produire de la qualité. Ses yeux disent tout, son bonheur de faire de la bonne musique s’entend et se voit.
Le public ne s’y trompe pas, il nous l’a enthousiasment montré tout au long du concert, il ne nous a pas lâché, il voulait encore et encore.
Vous remarquez que vous êtes une écrasante majorité à être fidèles et accros à RENANIM, et c’est avec un énorme bonheur que je retrouve les fidèles vétérans d’il y a 10 et 18 ans.
Je ne vois plus de  »prima-donna », je ne vois plus de personne qui se vexe, et qui vient en retard et qui ne soit pas prêt avec son classeur ordonné.
Je n’entend plus personne (ou presque) parler pendant les répétitions. Je remarque aussi avec vous que tous les fouteurs de m…. ne sont plus là à nous perturber.
Comme vous aussi, je remarque que les nouveaux venus à RENANIM sont conscients de l’importance de la rigueur, et il nous le rendent très bien.

Claudine, Mina, Yahel et Egon, en équipe, vous avez parfaitement compris et assumé les enjeux profonds de cette 18ème Rénania.
Avec votre enthousiasme vous avez su entraîner tous les choristes de RENANIM-Bruxelles avec leurs conjoints. Bravo.
Je vous remercie profondément.
Avner

Chers Présidents, faites passer ma gratitude à vos choristes.
RENANIM-Hollande please excuse my french, I do not know how to express these deep feelings in other langage.

 

Le 17 janvier 2015

Message du Directeur Musical

Chers amis Rénanim,

Nous arrivons enfin patiemment et sûrement à la porte d’entrée du chant choral européen auquel nous aspirons depuis la création de notre mouvement.
Le travail sur l’oratorio  »Service Sacré » de Darius Milhaud nous donne cette magnifique énergie que nous avions ressentie aux mini-Rénanias de Montpellier et de Bruxelles en janvier et février 2011. Il nous montre combien le chant choral de qualité, tout en restant amateur, précisons le, est accessible à tous ceux qui cherchent à partager le bonheur du chant et à s’exposer aux joyaux des différents styles de l’histoire de la musique occidentale.
Nous avons commencé il y a 13 ans avec le canon Hashivénou à deux voix, vous souvenez-vous?
Vous étiez dans vos premiers pas, vous ignoriez d’une part ce qu’exige le chant choral et ce que cherche vraiment ce « Bourreau d’Avner », mais d’autre part aussi, vous n’imaginiez pas ce que pouvait-être la joie irrésistible d’une interprétation de qualité même lors d’une répétition. Alors, nous nous sommes mis au travail, nous avons appris lentement à nous mettre à la rigueur et à contourner les revers.
Nous avons considérablement avancé dans l’art du chant choral, et nos chefs dans la technique de la direction. Nous avons appris à maîtriser des partitions complexes (qui, précipitamment comme toujours, elles parurent à certains « insurmontables », je pense aux tollés soulevés en son temps sur Lédavid Mizmor et la Suite Judéo-Espagnole). Ces partitions sont à présent notre bonheur, et la fierté de notre répertoire. Il nous reste, nous en sommes conscients, à investir  plus dans la technique vocale et dans la responsabilité du travail individuel.
Une phrase chorale dans sa dynamique intérieure bien liée jusqu’à sa fin est un moment divin, et quiconque n’est prêt à le faire, l’empêche d’éclore.
Quel chœur Européen, amateur, soucieux de sa qualité, peut se permettre de ne pas aborder, ne serait-ce que partiellement des cantates de Bach, des messes de Mozart ou des oratorios de Handel ?
Le répertoire choral hébraïque a aussi ses maîtres anciens et modernes: ce sont les Rossi, Lewandowski, Ben Haïm, Bloch, Milhaud, Bernstein et tant d’autres, sans omettre le formidable vivier des contemporains d’Israël.
Nous ne pouvons pas nous permettre de nous complaire dans le niveau du chant synagogal ou paroissial et de solliciter la complaisance du public parce que nous chantons en hébreu. C’est un objectif sacré que nous revendiquons, celui d’ouvrir la voie au dialogue des cultures, un dialogue artistique d’égal à égal et mutuellement respectueux. C’est pourquoi notre travail est d’abord dans la qualité artistique afin de la hausser au niveau Européen, ensuite dans la défense du répertoire hébraïque. Cette année de Bar-Mizvah des Rénanias, nous abordons lentement le  »Service Sacré  » de Milhaud. Nous en donnerons six mouvements avec orgue, soliste et récitant dont les trois chœurs imposés. J’ai délibérément choisi les trois chœurs les plus difficiles pour commencer, afin qu’ils mûrissent l’an prochain. Est-ce trop pour cette année ?
Je vous l’assure, l’œuvre prendra le temps qu’il lui faut pour lui donner l’honneur qu’elle mérite.
Entre-temps, il n’est pas question de mettre de côté notre cher répertoire RENANIM. Nous nous concerterons entre chefs pour son choix, et nous travaillerons parallèlement à notre avancement dans la technique et la rigueur. Lorsque l’oratorio sera prêt, dans un, deux, ou trois ans, oui, nous le donnerons entièrement, en grandes pompes, à la gloire de la culture hébraïque, de RENANIM, et à celui de notre message de main tendue à l’amitié des cultures.
Notre petite équipe de la communication y travaille déjà assidûment. Tout cela nous le faisons dans le bénévolat total de nous tous, tenant bien compte des minuscules frais d’adhésion pour la gestion du mouvement.
Nous le faisons dans la bonne humeur, dans l’acceptation et la compréhension des  »tripes » des chefs, en premier lieu des miennes, de notre amour pour ce que nous faisons et de notre continuelle insistance sur la perfection.

Avner SOUDRY
Fondateur, Directeur Musical

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